L’accès à une alimentation digne : Caritas Alsace agit
Faire ses courses, choisir ses légumes, regarder les prix et décider de ce que l’on cuisinera le soir : des gestes simples, presque banals. Pourtant, lorsque le budget est trop serré, ces choix ne sont pas toujours possibles. Car avoir de quoi manger ne suffit pas. Pouvoir choisir, manger sainement et se nourrir dignement compte tout autant.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, Caritas Alsace défend une aide alimentaire qui va au-delà de l’urgence : une aide qui redonne le choix, favorise l’autonomie et permet à chacun de rester acteur de son alimentation.
De l’aide alimentaire au libre choix : redonner sa place à chacun
Dans les 13 épiceries sociales de Caritas Alsace, les personnes accompagnées choisissent elles-mêmes leurs produits, proposés à 10 % de leur prix réel. En 2025, 2 161 familles ont été accueillies dans ces épiceries.
Grâce aux partenariats avec la Banque Alimentaire et des producteurs locaux, Caritas Alsace favorise également l’accès à des produits de qualité, tout en soutenant les acteurs du territoire.
Agir « du champ à l’assiette » et avec les personnes accompagnées
Lutter contre la précarité alimentaire, c’est agir à chaque étape, du champ à l’assiette et avec les personnes concernées.
Du côté de l’assiette, cela signifie prendre en compte les ressources disponibles, le reste à vivre, la mobilité et l’accès géographique à une alimentation de qualité.
Du côté du champ, il s’agit de soutenir les producteurs locaux, les circuits courts et les modes de production durables, tout en favorisant une rémunération juste.
Parmi ces exemples de partenariats, à Kembs, un partenariat avec la ferme Goepfert permet de proposer des fruits et légumes locaux. À Reiningue, par le biais de Solaal Gand Est, les Champs d’Orion contribue également à cette démarche. À Guebwiller, des personnes participent aux jardins familiaux. À Cronenbourg, des fruits et légumes « hors normes » sont valorisés plutôt que jetés
Enfin, agir avec les personnes accompagnées, c’est leur permettre de participer aux décisions qui concernent leur alimentation, de partager leurs savoir-faire et de renforcer leur autonomie.
De l’aide alimentaire à l’autonomie
Dans plusieurs épiceries sociales, les ateliers cuisine invitent les participants à découvrir de nouveaux produits, à partager leurs savoir-faire et à apprendre de nouvelles recettes. On cuisine ensemble, on échange, on goûte. Peu à peu, la cuisine devient aussi un espace où l’on reprend confiance et où l’on crée du lien.
Autre exemple de partenariat qui favorise l’autonomie : à Wittelsheim, des résidents en situation de handicap du Foyer d’Accueil Spécialisé participent aux livraisons et aux ateliers de l’épicerie sociale. Une démarche qui leur permet de s’impliquer, de développer leurs compétences et de prendre pleinement leur place dans le collectif. En 2025, Caritas Alsace a distribué 811 tonnes de denrées.
Ces aides restent indispensables. Mais notre conviction est claire :
L’aide alimentaire ne doit pas seulement remplir les assiettes. Elle doit aussi respecter les choix, renforcer l’autonomie et préserver la dignité. Pour Caritas Alsace, se nourrir dignement est une question de solidarité, de justice sociale et de droit.
Les cinq critères d’un accès digne à l’alimentation selon Caritas Alsace
1. Un accueil digne et bienveillant
Proposer un accueil convivial et chaleureux, qui respecte les personnes et leur permet de choisir une alimentation saine, équilibrée et adaptée à leurs goûts et habitudes.
2. Une alimentation accessible à toutes et tous
Développer des dispositifs qui réduisent la stigmatisation et permettent à chacun de participer pleinement à la vie sociale.
3. La participation et le pouvoir d’agir
Associer les personnes concernées à la conception et au fonctionnement des projets pour qu’elles puissent prendre part aux décisions et être actrices des solutions.
4. Un ancrage local et solidaire
Créer des partenariats avec les producteurs, les associations, les collectivités et les acteurs locaux afin de favoriser des systèmes alimentaires de proximité.
5. Une alimentation de qualité et durable
Favoriser des produits bons pour la santé et pour l’environnement, issus de modes de production responsables et permettant une rémunération juste des producteurs et productrices.
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