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Arlette, une bénévole aux multiples missions

Ancienne aide-soignante aujourd’hui retraitée, Arlette a rejoint la Maison Drouot à Mulhouse en 2021 comme bénévole.  Aujourd’hui, elle ne se limite pas à une seule mission, mais assure plusieurs rôles au service de Caritas Alsace. Selon les besoins et les imprévus du quotidien, elle s’adapte avec souplesse, toujours prête à renforcer une équipe ou à pallier une absence. À la caisse de l’épicerie solidaire comme au secrétariat, elle prend le relais sans hésiter. « On m’appelle quand on a besoin. »

Mais dans ce rythme mouvant, un repère demeure. Les jeudis après-midi, elle est là, fidèle au poste : « En principe, les jeudis après-midi, je suis là tout l’après-midi. »

Une présence régulière et rassurante, sur laquelle l’équipe peut compter, semaine après semaine.

Une arrivée dans le bénévolat marquée par la vie

Le parcours d’Arlette vers le bénévolat est lié à une période personnelle difficile. Elle raconte avec simplicité : « Mon mari est décédé du Covid en 2020. » Son mari était déjà engagé dans plusieurs associations, notamment la Banque Alimentaire et la Saint-Vincent de Paul. Après sa disparition, des personnes de son entourage l’encouragent à poursuivre dans cette voie.

« Il était bénévole à différents endroits… on m’a dit que ça serait peut-être bien que je fasse aussi du bénévolat. » C’est ainsi que le lien se crée progressivement, presque naturellement, vers le monde associatif. Un ami m’a parlé de Caritas Alsace, je me suis renseignée et c’est ainsi que j’ai intégré l’équipe de bénévoles.

Un rôle d’écoute et d’organisation

Chaque jeudi après-midi, Arlette est au pré-accueil. C’est là, au rez-de-chaussée, que tout commence. Un poste simple en apparence, mais au cœur du mouvement : les arrivées, les demandes, les attentes. « De 14h à 15h30, je reçois les personnes à l’épicerie… elles participent à une petite contribution. Puis, de 15h30 à 17h30, c’est la distribution des colis alimentaires », explique-t-elle.

Entre ces deux temps, elle devient le point d’ancrage. Celle qui accueille, oriente, organise. « J’appelle les gens, je prépare leur dossier. Je vois avec eux s’ils ont des renseignements, des choses à demander… Je suis là pour leur répondre. »

Et quand le service déborde, elle change de poste sans jamais perdre le fil. « Ce matin, je fais le remplacement… je prends les appels téléphoniques, les mails, et les transmissions pour ma collègue. »

Le sens de l’engagement

Mais derrière l’organisation, c’est autre chose qui la porte. « Quand on est à la retraite, on ne se sent plus utile, mais là on peut être encore utile à quelque chose. » Au fil des jours, les visages reviennent. Les histoires aussi. Une continuité discrète s’installe. Des personnes qu’elle connaît désormais, qu’elle reconnaît, qu’elle accompagne.

Son rôle se précise alors, naturellement : être là. Tenir une présence. Offrir un repère. « Il faut être là pour les accompagner, pour les guider. » Et même lorsque les solutions n’existent pas, quelque chose demeure. « Même si vous ne pouvez pas résoudre leur problème, vous les avez écoutés. Et moi je crois que l’écoute, c’est beaucoup. »

Elle en tire une conviction simple, sans détour. « Si on vient pour dire “je vais occuper ma journée”, non, ce n’est pas un bon fond. Il faut venir pour aider, pour écouter. »

 

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