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Qui croit encore que les démunis ont la belle vie ?

Caritas Alsace Réseau Secours Catholique lance ce jeudi 9 novembre sa Campagne Annuelle 2017 avec la publication des statistiques de la pauvreté. >> Découvrez QUI sont les ménages accueillis par les bénévoles en Alsace, COMMENT ils vivent et se battent au quotidien contre la précarité...

En 2016, l’association a rencontré 13 648 situations de pauvreté, ce qui représente
34 120 personnes aidées et accompagnées par les 2 015 bénévoles de Caritas Alsace.

83 % des personnes sont orientées vers Caritas Alsace par un travailleur social.

 DÉMOGRAPHIE

Au total, 62 % des situations rencontrées concernent au moins 1 enfant. On dénombre ainsi plus de 8 000 enfants qui en vivent dans la précarité. 70 % d’entre eux ont moins de 11 ans.

30 %, des familles sont monoparentales (26 % de mères isolées).

L’association accueille aussi 33 % de personnes seules.

Les autres personnes sont en couple, avec ou sans enfants.

 

La proportion d’étrangers parmi les personnes accueillies à Caritas Alsace est stable à 48 %. La part des étrangers déboutés ou sans papier parmi ces personnes étrangères a diminué de 2015 (25%) à 2016 (16 %). Ces personnes n’ont aucune ressource.

 BESOINS EXPRIMÉS

86 % des ménages expriment en premier lieu un besoin d’écoute. Ce besoin augmente au fil du temps.

>> On mesure alors combien l’exclusion est grande et combien les personnes en situation de précarité, en plus de leurs difficultés matérielles, font face à une solitude immense voire à une mise au ban de notre société.

La part de personnes qui formulent une demande alimentaire s’est réduite au cours du temps, passant de 70 % en 2012 à 55 % en 2016.
>> On peut mettre en lien cette évolution avec celle de la politique des aides du réseau Secours Catholique.

 

 SITUATIONS PAR RAPPORT À L’EMPLOI

22% des personnes accueillies par Caritas Alsace sont en situation d’emploi (Contrat à Durée Indéterminée ou Déterminée, emploi aidé ou Intérim) sans que les revenus suffisent aux besoins du ménage.

45% sont en recherche d’emploi : chômage indemnisé ou sans droits reconnus.

Ces quinze dernières années, la part de personnes accueillies en emplois aidés est restée stable au taux très faible de 1 %, alors que le public accueilli est l’une des cibles principales de ces emplois.

 

 UN NIVEAU DE VIE TOUJOURS TRÈS FAIBLE

Les ressources dont les personnes accueillies disposent sont directement liées à leur situation professionnelle. Pour beaucoup, les prestations sociales constituent leurs seules ressources.

Entre 2015 et 2016, le niveau de vie médian de l’ensemble des ménages accueillis par les bénévoles reste stable autour de 548 € par personne et par mois.

Le revenu médian des ménages accueillis qui combinent travail et transferts est de 1 303 €. Celui des ménages qui travaillent mais ne touchent pas de transferts est en baisse et atteint 945 € (contre 1 046 € en 2015).

20% des personnes ne perçoivent aucune ressource. La plupart d'entre elles sont des personnes étrangères, qui n'ont pas de statut légal reconnu et n'ont donc pas le droit de travailler.

 

Le seuil de pauvreté calculé par l’Insee est utilisé pour distinguer la population pauvre de celle qui ne l’est pas. Ce seuil correspond au niveau de ressources minimal pour atteindre un niveau de vie jugé décent. En France comme en Europe, on considère un seuil relatif, calculé d’après le niveau de vie médian dans la population totale. L’Insee calcule trois seuils : le seuil à 60 % du revenu médian qui est l’indicateur européen (Eurostat) ; le seuil à 50 % utilisé en France historiquement ; le seuil à 40 % qui donne le taux d’extrême pauvreté.

Plus de 9/10 des ménages accueillis à Caritas Alsace vivent sous le seuil de pauvreté à 60 %. L’association accueille donc bien des populations qui se situent au plus bas de l’échelle des revenus.

 LOGEMENT ET CONDITIONS DE VIE

31% des ménages rencontrés en 2016 vivent en logement précaire : hôtel, caravane, mobile home, famille, abri, centre d’hébergement, rue, ...

Les 69 % de ménages vivant dans des logements stables sont en majorité locataires HLM du parc social et locataires du parc privé.

L’accès à un logement stable n’est pas gage de sortie de la précarité : les charges directes (loyer, mensualités de crédit) et indirectes (énergie, eau, communication), associées à l’occupation d’un logement, pèsent lourdement dans le budget de ces ménages.

61% des ménages rencontrés par les équipes sont en situation d’impayés en 2016, en baisse de 15 points depuis 2012.

Les dettes sont dues à des budgets difficiles à boucler et non à des dépenses inconsidérées : 54% des impayés sont inférieurs à 1 000 €, seuls 11% dépassent 5 000 €.

Les causes d’endettement relèvent avant tout du logement (loyer, gaz et électricité).

 

>> RETROUVEZ L'INTÉGRALITÉ DES STATISTIQUES DE LA PAUVRETÉ EN PDF

Pour aider les 2 015 bénévoles à accompagner ces personnes dans la dignité,
faites un don à Caritas Alsace.

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